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Cohorte Elfe / Environnement et santé

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L’étude Elfe (Etude longitudinale française depuis l’enfance) a pour but de mieux connaître les différents facteurs (environnement, entourage familial, conditions de vie, etc.) qui peuvent avoir une influence sur le développement physique et psychologique de l’enfant, sa santé et sa socialisation.

  • Quelle est l’exposition des femmes enceintes françaises aux polluants présents dans notre environnement au cours de la grossesse ? Quels sont les modes d’exposition et quel est l’impact  sur la santé et le développement de l’enfant ?

Source : Cohorte Elfe / Environnement et santé / Dossiers thématiques / Accueil

« Des polluants mesurés chez 4000 femmes enceintes »

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet, mediscoop.net

Cécile Thibert revient dans Le Figaro sur la cohorte Elfe, pilotée par l’Ined et l’Inserm, notant : « Mieux comprendre ce qui influence le développement des enfants, telle est la raison d’être de la cohorte Elfe («Étude Longitudinale Française depuis l’Enfance»), à laquelle participent 18.000 enfants nés en métropole en 2011 (soit un enfant sur 50 nés cette année-là) ».
La journaliste indique que « parmi les premiers résultats présentés lundi à l’Institut national d’études démographiques (Ined) à Paris, ceux d’une équipe de Santé publique France concernent l’exposition des femmes enceintes par les polluants de l’environnement ».
Cécile Thibert fait savoir qu’« à partir de prélèvements biologiques (sang, urines, sang de cordon ombilical et cheveux), les chercheurs ont découvert que la majorité des polluants recherchés étaient présents chez la quasi-totalité des 4200 participantes au moment de leur admission à la maternité ».
« L’un d’eux, le bisphénol A, a été retrouvé à des seuils quantifiables chez 74% des femmes. Les niveaux mesurés de ce perturbateur endocrinien utilisé depuis 50 ans, notamment pour la fabrication de plastiques […], sont cependant inférieurs à ceux obtenus par des études antérieures »,
relève la journaliste.
Clémentine Dereumeaux, coauteure de ce travail, souligne que « ces analyses datent de 2011, depuis le bisphénol A a été interdit en janvier 2015, mais il a été remplacé par d’autres bisphénols (S ou F) dont nous n’avons pas mesuré les concentrations ».
Cécile Thibert remarque en outre que « l’exposition augmente avec la consommation d’aliments susceptibles d’être en contact avec des matières en plastique ou des résines contenant du bisphénol A. Mais les chercheurs notent que les équipements et matériaux présents dans le logement (linoléum) peuvent également augmenter cette exposition ».
La journaliste évoque d’« autres polluants recherchés », comme les pyréthrinoïdes, « qui ont été retrouvés chez toutes les femmes », expliquant que « l’imprégnation des femmes est liée à l’utilisation domestique de pesticide (antipoux…), de la consommation de tabac et d’alcool et de la présence de certaines cultures agricoles. Les pesticides organochlorés et organophosphorés ont été retrouvés chez respectivement une mère sur dix et une mère sur deux ».
Cécile Thibert note que « les autres pesticides ont été très rarement retrouvés à des seuils mesurables : moins de 1% des échantillons contenaient du glyphosate (connu par la marque Roundup), de l’atragine ou leurs dérivés, tandis qu’une mère sur cinq était positive au propoxur (marque Baygon) et à ses métabolites ».
La journaliste observe enfin qu’il « reste à savoir si l’exposition fœtale à ces polluants aux concentrations retrouvées a effectivement un impact sur le développement du fœtus. Faute de recul pour le moment, les résultats […] concernent les mères, et non les enfants ».
« Mais, d’ici à 2031, les données recueillies sur leur santé, leur scolarité, leur alimentation, leur vie familiale et sociale ou encore leur environnement, permettront d’étudier l’influence d’une exposition aux polluants sur leur développement »,
observe Cécile Thibert.
Elle précise ainsi que « les chercheurs espèrent obtenir de précieux indicateurs nécessaires à la mise en place, dans les années à venir, de politiques familiales et de santé mieux adaptées ».

 

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